K-ractère



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Texte n° 40

+ 71 - / 137 Grobdack Hern Orc

En entrant dans la clairière, elle eut peur de s'être perdue. Elle se sentit un peu comme dans ces moments où une hésitation sans réel fondement prend le pas sur la perception du monde environnant. Les branches devenaient griffues, et les petites tâhes de lumière qui habituellement faisaient cette beauté mystique des vielles forêts semblaient être des miliers d'yeux malveillants. Une inquiétude lui tordait le ventre.

Etait-ce cette nouvelle rumeur que transmettaient comme une maladie infectieuse les vielles femmes du village ? Elle respira profondemment. Ce n'était que son imagination. Fort de ce courage fraîchement renouvelé elle avança de plus belle.

Elle parcourait désormais un sous-bois. Une légère brise faisait chanter les arbres et la douce lumière que filtraient les feuilles mumurait l'existence d'un paradis terrestre. Elle se concentrait ces visions positives. Elle sentait la fragilité des remparts de sa volonté.

La maison n'était plus très loin maintenant. Encore un petit effort et elle pourrait profiter un peu de la relative sécurité de ce lieu qui avait marqué son enfance. Un bruit derrière elle ! Elle sursauta ! Quelque chose bougait dans les feuilles mortes. Tout près. Trop près. Elle avait envie crier. C'était donc vrai, la bête était là. Elle se cacha derrière son panier, s'accrochant à l'espoir que les victuailles qu'il contenait détourneraient le prédateur de sa vie. D'un coup l'inconnu apparu sur le chemin. Là devant elle se tenait... Un adorable petit écureuil ! Elle poussa un long et profond soulagement, et l'air malicieux de so nouveau compagnon semblait rire des extrémités qu'avait causé sa naïveté.

Maintenant elle n'était plus seule. Les quelques pas qui la séparaient de sa destination furent plus rapides qu'elle ne l'avait craint jusque là. Elle se retrouva devant cette porte en bois qui lui était si familière. Elle frappa trois fois. Derrière, un faible murmure lui répondit. Elle rabattit son capuchon sur ses épaules, découvrant ses oreilles pointues. Ses cheveux blonds chatoyaient de concert avec le rouge de son habit. Son panier dans une main, l'autre cherchant la vieille chevillette, elle jeta un dernier regard au petit écureuil qui l'observait, interloqué. Sa grand mère l'attendait. Elle poussa la porte et l'écureuil repartit dans la forêt.

Vos réactions

Kobal

L'écureuil est franchement louche...

Igael

C'est toi qui est louche !
Le chiffre en rouge a coté du nombre de voe représent la puissance du texte. Elle determinera la puissance de vos attaques et de vos sorts.

Igael

Et le loup et le loup?

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